Dans le cadre du conditionnement industriel, il peut être nécessaire d'indiquer sur le sachet des informations obligatoires ou variables : code de lot, données de production, référence, ingrédients, recette, code produit, famille de produits ou autres informations spécifiques.
Il ne s'agit pas simplement d'imprimer une information. Il s'agit de comprendre quand cette information doit être présente, où elle doit être appliquée, sur quel support et avec quel niveau de variabilité de production.
Dans de nombreux cas, ces informations doivent figurer sur le sachet avant que celui-ci ne soit utilisé ou livré en tant que produit fini. C’est pourquoi le choix entre l’impression directe sur le film, l’application d’une étiquette, l’impression à jet d’encre ou d’autres technologies doit être évalué en fonction du processus réel, et non comme un choix isolé.
Lorsque les informations doivent figurer sur le sachet avant la mise en place du produit fini
Dans le domaine de l'emballage industriel, certaines informations doivent figurer sur le sachet avant que le produit ne soit livré sous sa forme finale : numéro de lot, données de production, référence, ingrédients, recette, code produit ou famille de produits. Le choix entre l'impression directe et l'étiquette dépend de la quantité d'informations, du matériau, de l'emplacement, de la variabilité de la production et de la synchronisation avec la machine.
Sur certaines références alimentaires ou similaires, les informations figurant sur l'emballage ne sont pas toujours identiques. Elles peuvent varier en fonction du lot, de la gamme de produits, de la recette ou de la référence en cours de fabrication.
Le marquage fait ainsi partie intégrante du processus de production. Il ne suffit pas de disposer d'une imprimante ou d'une étiqueteuse : il faut déterminer si les données doivent être imprimées directement sur le film, apposées sous forme d'étiquette ou gérées par un autre système, en fonction de la quantité d'informations à indiquer.
Dans le cas des lignes verticales, cette question est liée à la gestion du film, à la formation du sachet et à la continuité de l'avancement. Les solutions d'emballage industriel doivent assurer la cohérence entre le produit, le film, le format et les informations variables.
Impression directe sur le film : quand c'est la solution la plus intégrée
L'impression directe sur le film a lieu avant la formation du sachet. Cette solution est utilisée lorsque les informations doivent être imprimées directement sur le matériau, sans ajout ultérieur d'une étiquette.
La qualité de l'impression dépend fortement de l'état de la surface. Plus le film est plat, stable et bien tendu, meilleur sera le résultat. En revanche, si le support est déjà formé, plié, irrégulier ou pas parfaitement stable, l'impression sera moins précise.
Cet aspect est particulièrement important car l'impression ne fonctionne pas de manière autonome. Elle doit être synchronisée avec l'avance du film. Si le film avance et que la tête d'impression ne fonctionne pas de manière coordonnée, cela peut entraîner des problèmes de positionnement, des décalages d'impression, des défauts ou des interférences avec le fonctionnement de la machine.
Le film n'est pas seulement le support sur lequel sont imprimées les données. C'est une variable technique qui influe sur la précision du résultat. Dans l'évaluation de la gamme de machines d'emballage VAI, la gestion du film reste donc un élément à prendre en compte également en fonction des besoins de marquage.
Étiquette apposée : plus de flexibilité pour les références, les variantes et les petits lots
L'étiquetage suit une logique différente. Dans ce cas, tout n'est pas imprimé directement sur le film, mais une étiquette est apposée sur le sachet ou sur le film.
Cette solution s'avère intéressante lorsque le client souhaite conserver une bobine générique ou standard et ne modifier que les informations variables au moyen d'une étiquette. Par exemple, une bobine peut présenter un graphisme commun et l'étiquette peut indiquer les données spécifiques à la gamme de produits, telles que « grains », « petits grains » ou d'autres mentions de référence.
Le principal avantage réside dans la flexibilité. Qu'il y ait de nombreuses références, de nombreuses variantes ou de petits lots de production, il n'est pas nécessaire d'imprimer à chaque fois une bobine différente. On peut utiliser une base commune et ne mettre à jour que l'étiquette.
L'étiquetage exige toutefois de la précision. Là encore, il faut une synchronisation parfaite entre le film, le sachet et l'avance de l'étiquette. Si l'étiquette n'est pas appliquée au bon endroit, elle peut se plier, se décoller, se coincer dans la machine ou entraîner des défauts sur l'emballage.
Jet d'encre, laser et surface d'impression : pourquoi toutes les technologies ne conviennent pas à tous les cas de figure
Outre l'impression directe et l'étiquetage, il existe des systèmes à jet d'encre pouvant être utilisés pour imprimer des données variables, des codes, des numéros de lot ou des informations techniques.
Dans ce cas, le critère principal est la quantité de données à imprimer et l'espace disponible. Si les données sont peu nombreuses, une imprimante compacte peut suffire. En revanche, s'il faut imprimer beaucoup d'informations, il faut une surface d'impression plus grande.
Dans certains cas, une surface d’environ 120 x 53 mm peut s’avérer insuffisante. Pour atteindre certaines hauteurs, il peut être nécessaire d’utiliser plusieurs têtes d’impression, plusieurs buses ou des systèmes d’impression plus sophistiqués. Avec des systèmes plus grands, il est possible d’atteindre des surfaces bien plus vastes, comme environ 600 x 128 mm, mais il s’agit là de solutions différentes, plus complexes et adaptées à des besoins spécifiques.
Un exemple concret concerne des produits tels que les farines, le sarrasin ou certains mélanges spécifiques. Dans ces cas-là, il ne suffit pas toujours d'imprimer uniquement le numéro de lot ou la date de péremption : il peut être nécessaire d'indiquer les ingrédients, les recettes, les codes, les informations sur le produit et ses variantes. Pour ce type d'applications, l'intégration avec les solutions dédiées aux produits à base de farine permet d'inscrire cette problématique dans le contexte d'un processus de production réel.
Le marquage au laser est une technologie existante, mais plus spécifique. Elle peut s'avérer utile lorsque le matériau s'y prête, par exemple sur des surfaces rigides, des canettes, des composants particuliers ou des matériaux adaptés à la gravure et au marquage permanent. Dans le cas des films souples ou des sachets, elle ne doit pas être automatiquement considérée comme la solution principale.
Comment choisir : volume de données, matériel et variabilité de la production
Le choix entre l'impression directe, les étiquettes et d'autres systèmes ne dépend pas d'un seul facteur. Il dépend de la manière dont les données sont intégrées dans le processus de production.
- Que dois-je imprimer ? Les données variables peu nombreuses nécessitent une solution différente de celle requise pour les ingrédients, les recettes et les informations détaillées.
- Où dois-je imprimer : sur le film avant le formage, sur le sachet ou sur une étiquette apposée ?
- Sur quel support : film souple, surface stable, matériau rigide ou support spécifique.
- Combien de références dois-je gérer ? Une bobine dédiée peut s'avérer utile pour un petit nombre de variantes, tandis qu'une bobine générique avec une étiquette variable peut être plus adaptée à un grand nombre de références.
- Quelle surface d'impression faut-il prévoir ? Le lot et la date de péremption ont des exigences différentes de celles des ingrédients et des recettes.
- Quelle synchronisation la machine exige-t-elle : le film, la tête d'impression, l'étiquette et le sachet doivent fonctionner de manière coordonnée.
Si le client ne dispose que d'une seule référence ou de peu d'informations, l'impression directe peut constituer une solution simple et intégrée. En revanche, s'il dispose de nombreuses références, de nombreuses variantes ou de petits lots, l'étiquette peut s'avérer être une solution plus judicieuse. S'il doit imprimer beaucoup d'informations, la surface d'impression doit être évaluée avant de choisir le système.
C’est pourquoi il n’existe pas de solution unique. Le bon choix résulte de l’analyse du produit, du film, du format, des données à imprimer et du rythme de production. Pour déterminer quelle configuration correspond le mieux au processus, il est utile de consulter l’équipe VAI en partant d’un cas concret.


